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Designer - Andrée Putman

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Qui est Andrée Putman ?

Andrée Putman est une designer née en 1925 à Lyon, au sein de la haute bourgeoisie, les membres de sa famille sont tous des notables reconnus. Elle est notamment la petite fille du célèbre Édouard Aynard à l’origine de l’établissement bancaire Maison Aynard et fils et dont l’épouse n’est autre que Rose de Montgolfier, descendante des frères du même nom.


Designer - Andrée Putman

Andrée Putman vit une enfance confortable à Paris, rue des Grands-Augustins. Elle tombe très vite dans le bain de l’architecture car elle passe presque toutes ses vacances estivales dans l’Abbaye de Fontenay, magnifique bâtisse abritant autrefois les ateliers des frères Montgolfier et qu’Edouard Aynard a racheté en 1906. C’est naturellement de là que vient son inspiration artistique pour les endroits simples et sombres.

Cependant, on lui enseigne d’abord l’art de la musique, initiée par sa mère, Louise Saint-René Taillandier, qui les encourage, elle et sa sœur, à apprendre le piano. Elle entre alors au conservatoire de Paris et en sort à l’âge de dix neuf ans avec le prix d’harmonie. Néanmoins, elle refuse la vie solitaire qui va avec la profession de musicienne et commence sa quête d’une route qui la passionne d’avantage.

Une carrière riche en rebondissements :

Andrée Putman débute sa carrière en qualité de coursier pour le magazine Femina, poussée par sa grand-mère et fréquente alors le milieu artistique parisien qui lui fait connaître beaucoup des lieux insolites que cache la capitale. Très sensible à la notion d’espace, elle est vite remarquée et devient styliste des plateaux photo du milieu de la mode.

Elle côtoie alors, en cette fin des années cinquante des artistes de l’époque comme Niki de Saint Phalle, Pierre Alechinsky, Bram van Velde, ou Alberto Giacometti . C’est à cette période qu’elle rencontre le critique, éditeur et collectionneur d’art Jacques Putman ; ils se marient et ont deux enfants, Cyrille (futur écrivain et galeriste) et Olivia.

En 1958, âgée de 33 ans, elle devient directrice artistique des rayons maison de la marque Prisunic et fait la rencontre de Michel Guy, un des premiers à lui faire confiance en tant que client mais qui deviendra aussi et surtout un ami fidèle qui lui fera découvrir le monde de la nuit parisienne.

Dix ans après, elle intègre l’agence Mafia dans laquelle elle fait des débuts très remarqués, notamment par Didier Grumbach qui souhaite alors collaborer avec elle afin de monter une nouvelle entreprise, « Créateurs et Industriels », dans le secteur du textile et du prêt à porter. Elle s’illustre alors en découvrant de nombreux personnages talentueux tels que Michèle Bruyère, Jean-Charles de Castelbajac, Jean-Jacques Martelli ou encore Rolland Chackal.

Elle tente alors une orientation vers le design d’intérieur en agençant, pour son cabinet, des bureaux dans de vieux bâtiments appartenant jadis à la SNCF. Un peu plus tard, elle s’occupe de la décoration de l’appartement de Grumbach à New-York.

L’année 1978 est une année difficile pour Andrée Putman car l’agence « Créateur et Industriels » est liquidée et elle divorce de Jacques Putman, qui décèdera le 27 février 1994.

Alors hébergée par Michel Guy, elle se laisse convaincre par l’idée de créer sa propre société : Ecart International.

Même si elle exerce toujours la fonction de décoratrice, l’essentiel de son travail est de redessiner du mobilier afin de lui donner une seconde vie, c’est d’ailleurs ce qui permettra à Andrée Putman de se créér une solide réputation dans le domaine.

C’est donc surtout pour son goût raffiné et sa connaissance du mobilier des années trente, jusque là peu connu de la plupart des gens, notamment dans le milieu de la bourgeoisie, qu’elle gagne ses galons, n’ayant jamais vraiment été une créatrice, mais plutôt une révélatrice.

Elle commence alors à être reconnue dans le monde entier et obtient les licences d’un grand nombre d’illustres créateurs oubliés du grand public afin de reproduire leurs œuvres.

Elle redonne naissance aux œuvres de sommités tels que Eileen Gray, Pierre Chareau ou encore Robert Mallet-Stevens, notamment grâce à la réplique de sa célèbre chaise en fer qui aura une répercussion énorme dans le monde du design contemporain.

Site web : [Andrée Putman->http://www.andreeputman.com/francais/index.html]


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